RÉUNIONS NON MIXTES : AUDREY PULVAR ASSUME SES PROPOS FACE AUX ATTAQUES DE LA DROITE ET L’EXTREME





Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, assure soutenir la tête de liste pour les régionales en Ile-de-France. Mais peu de responsables ont publiquement affiché leur solidarité.


Audrey Pulvar a déclenché une nouvelle polémique. Après sa proposition sur la gratuité des transports, c’est en défendant les réunions non mixtes, lors d’une interview sur BFM-TV, samedi 27 mars, que la candidate soutenue par le Parti socialiste (PS) pour les régionales en Ile-de-France s’est attiré une tornade d’attaques venues de la droite comme de l’extrême droite.


L’adjointe à la Mairie de Paris était interrogée au sujet de la controverse déclenchée par les propos de la présidente de l’UNEF, Mélanie Luce, qui a justifié l’organisation de réunions « en non-mixité » au sein de son syndicat. Audrey Pulvar a répondu qu’elle « récusait le mot race » mais qu’elle n’était pas choquée « que des personnes discriminées (…) sentent la nécessité de se réunir entre elles pour en discuter ». Ajoutant : « Je préfère les réunions “réservées à” que les réunions “interdites à”. Mais s’il se trouve que vient à cet atelier une femme blanche, un homme blanc, il n’est pas question de la ou le jeter dehors. En revanche, on peut lui demander de se taire, d’être spectateur ou spectatrice silencieux. »



L’ancienne journaliste avait tenu les mêmes propos sur le site de la revue de gauche Regards, le 23 mars. Interrogée là aussi sur les attaques subies par l’UNEF, elle avait ainsi donné son avis : « Les questions liées au racisme doivent s’entendre et être portées d’abord par les victimes du racisme mais aussi ouvertes à tous. »


Critiquée par la droite et l’extrême droite


Le propos de l’élue proche d’Anne Hidalgo a immédiatement fait réagir le Rassemblement national. Marine Le Pen a demandé au parquet d’engager des poursuites pour « provocation à la discrimination raciale » : « Il faut mettre fin à cette escalade raciste de la part d’une partie de l’extrême gauche qui s’affranchit de toutes les règles légales, morales et républicaines », a-t-elle commenté sur Twitter.


La droite s’est, elle aussi, engouffrée dans la polémique. Geoffroy Didier, député européen et vice-président Les Républicains (LR) de la région Ile-de-France, a affirmé sur Twitter que Mme Pulvar devait « s’excuser auprès de la République », tandis qu’Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes ajoutait : « La gauche racialiste toujours plus sectaire ! #apartheid. » La présidente LR sortante, Valérie Pécresse, a également critiqué sa future concurrente : « Dans ma région, aucun habitant ne doit être discriminé pour la couleur de sa peau. Il n’y a pas de racisme “acceptable” », a-t-elle déclaré. Candidate à sa succession, la candidate de la droite francilienne espère peut-être voir se réitérer la controverse qui avait agité l’entre-deux-tours lors du scrutin régional en 2015 : elle avait été accusée par Claude Bartolone, alors président PS sortant, de faire la « danse du ventre aux électeurs du FN, à grands coups de race blanche ». La pique avait choqué et coûté cher en voix au candidat PS.

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