OUTRE-MER AN TAN LONTAN...L'ÉDUCATION DES ENFANTS


Les enfants, en général nombreux dans les familles en raison de l'absence de moyens contraceptifs, étaient élevés strictement, avec sévérité et parfois même dans la crainte des adultes. C'était une éducation plutôt répressive laissant peu de place aux dialogues, aux échanges entre parents et enfants.



Trop occupés à subvenir aux besoins primaires de la famille en raison d'une situation économique difficile, les parents n'avaient pas le temps de s'occuper de l'épanouissement et du bien-être des nombreux enfants. Souvent, les plus petits étaient pris en charge par les aînés et il n'était pas rare qu'un enfant soit confié à une tante, ou à une grand-mère, ou encore à sa marraine qui se substituait alors aux parents pour son éducation.

Les enfants devaient "honneur et respect" envers les adultes dits "les grandes personnes".

Première règle à observer : dire bonjour à toute grande personne (même si les parents étaient en désaccord avec cette personne).



Ensuite, les enfants devaient obéir, rendre service, participer aux différents travaux dans la maison, être polis (pour ne pas faire honte aux parents en société), se plier aux règles établies par les adultes.

Enfin, les enfants devaient respecter les adultes en ne les contredisant pas, en ne prenant pas inopinément la parole. Le faire était jugé très impoli et entraînait des réprimandes.

Les enfants étaient corrigés (verbalement et/ou physiquement) par leurs parents, mais aussi par les autres grandes personnes vivant dans leur entourage. En effet, il n'était pas mal vu qu'un adulte, surprenant un enfant en train de commettre une bêtise, le corrige immédiatement et rapporte le fait à ses parents (qui souvent punissaient à nouveau).


Les instituteurs et institutrices avaient carte blanche pour réprimander (et même battre les enfants) souvent à la demande des parents qui leur faisaient totalement confiance.

La grande majorité des enfants allaient à l'école jusqu'au certificat d'études primaires, faute de moyens. Bien vite, ils se retrouvaient dans la vie active pour aider leurs parents et gagner leur vie.

Certains parents, conscients de l'importance des études et pour de ne pas voir leurs enfants trimer comme ils l'avaient fait toute leur vie, se sacrifiaient pour leur permettre d'aller au-delà du certificat. Les élèves les plus brillants se voyaient attribuer une bourse, ô combien désirée et nécessaire !


(De la page An tan lontan)

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