LE SACRIFICES DE LA REINE ABLA POKOU POUR SON PEUPLE



Avant d’offrir l’enfant au fleuve la reine s’écria :


«Kouakou pardonne moi, mais j’ai compris qu’il faut que je te sacrifie pour la survie des nôtres car c’est à cause de ma famille qu’ils ont été obligé de fuir. Plus qu’une femme ou une mère une reine est avant tout une reine».


Après de longs jours et de longues nuits de marche, à la recherche d’une terre d’accueil, le peuple qui avait été contraint de quitter et d’abandonner ses plantations et sa lagune poissonneuse, trouva refuge près du fleuve Comoé, situé entre la frontière du Ghana et de la Côte d’Ivoire.


Après quelques instants de répit, la reine constata que le fleuve était infranchissable car bien trop agité. La menace se faisant de plus en plus proche, elle se tourna vers son devin afin d’interroger le génie de l’eau. Comme d’habitude en pareil cas, les chefs consultent l’homme qui représente le pouvoir d’interprétation des volontés invisibles.


Voici ce que le devin lui répondit d’un ton grave :


« Reine, le fleuve est très irrité et il ne s’apaisera que lorsque nous lui aurons donné un enfant mâle de sang royal couvert de cent tas d’or ».


Aux dernières paroles du devin, la reine se tourna vers sa suite et compris qu’aucun des membres de la suite était prêt à faire un tel sacrifice. Elle se résigna donc à faire tout ce que toute reine aurait fait à sa place, proposer son propre enfant, le seul qu’elle n’ait jamais eu! En ce qui concerne les cents tas d’or, une seule femme nommée Amoin Blé accepta de couvrir l’enfant de tout l’or dont elle disposait.


Les bruits de la forêt se firent moins inquiétants et les eaux de la Comoé s’apaisèrent. C’est devant un tel spectacle que la tribu traversa avec étonnement le fleuve dans le calme.


La reine qui fermait la marche, anéantie par le chagrin s’écria de toutes ses forces «Ba-ou-li», ce qui veut dire l’enfant est mort.

C’est ce nom que portera le peuple sauvé, que l’on connait aujourd’hui sous le nom de Baoulé. Le nom peut se traduire de trois manières :

• L’enfant est mort

• Rappeler les affres et les espoirs attachés à la naissance d’un enfant

• Le prix inestimable d’un enfant qui sauve ainsi tout un peuple





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