KONFERANS INTERNASYONAL A DENYE KOLONI FWANSE 1985

**Drapeaux guadeloupéens déployés lors de la Conférence des dernières colonies francaises, en avril 1985, en Guadeloupe. **



Crédit photo : Philippe GIRAUD/Gamma-Rapho/Getty Images.

Le 5 avril 1985, au pied du moulin de Bonne-Veine (Anse-Bertrand), symbole de l'exploitation de la période esclavagiste, la Conférence internationale des dernières colonies françaises commence lorsque huit drapeaux d'organisations indépendantistes des DOM-TOM sont hissés sous les applaudissements de près de 3.000 personnes.


Y participent des délégués de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane française, de Mayotte et de la Nouvelle-Calédonie.


Parmi les personnalités présentes, à part Claude Makouke qui emmène la délégation de l’UPLG, on remarque Yéwéné Yéwéné, dirigeant du FLNKS (Front de Libération Nationale Kanak Socialiste) et Alfred Marie-Jeanne, président du MIM (Mouvement Indépendantiste Martiniquais).


Claude Makouke, Secrétaire général de l’UPLG et hôte de la conférence, ouvre les travaux en appelant les Nations Unies à inscrire tous les départements et territoires français d'outre-mer sur la liste de pays à décoloniser.


A la fin de la conférence, une déclaration est publiée dans laquelle la France est accusée de suivre une politique colonialiste et de refuser de reconnaître le droit inaliénable des peuples à la pleine souveraineté.


A l'époque, cette « Konferans internasyonal a dènyé koloni fwansé » se tenant en Guadeloupe, ce morceau des Antilles françaises que l'Histoire a façonné rebelle depuis le soulèvement antiesclavagiste de 1802, avait fait grimacer les autorités françaises, encore très soupçonneuses après la fin des attentats du *Groupe de Libération Armée *(GLA) et de l’Alliance Révolutionnaire Caraïbe (ARC).

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