Plus d'une centaine de lycées bloqués en France


Sans forcément se revendiquer comme «gilets jaunes», des lycéens ont ajouté leurs voix ce lundi à la contestation contre la politique d'Emmanuel Macron.

Plus d’une centaine de lycées sont partiellement ou totalement bloqués ce lundi sur le territoire français. A midi, le ministère de l‘Education avançait le chiffre de «100 à 150» lycées bloqués.

Il est à ce stade difficile d'établir une cartographie de la situation. Celle-ci est par exemple tendue dans les académies de Toulouse, Marseille et Créteil, selon le ministère de l'Education nationale. A des degrés divers : lycées complètement bloqués, barrages filtrants. Par endroits, comme à Montpellier, ce sont les proviseurs eux-mêmes qui, par précaution, ont fermé leur établissement, de peur de débordements. Pour l’instant, le ministère ne déplore pas de «violence en interne» à l’intérieur des établissements. Mais la situation était très tendue devant certains lycées, comme aux alentours du lycée Timbaud à Aubervilliers (93), avec des poubelles et au moins un véhicule incendiés, ainsi que des affrontements entre jeunes et policiers, selon des images de France Bleu Paris. Sept personnes ont été interpellées, selon une source policière à l'AFP.

A l'inverse, à Paris et Lyon, le mouvement semble avoir moins d'ampleur, selon le ministère. A Paris, le gouvernement parle d’une dizaine de lycées bloqués, ce qui est assez peu par rapport aux mobilisations passées. Les lycéens mobilisés dans la capitale appellent sur les réseaux sociaux à se retrouver place de la République en début d’après-midi.

A Versailles aussi, «la situation est plutôt calme, avec une vingtaine de lycées perturbés et un complètement bloqué». A Lyon, un seul lycée est «complètement bloqué» selon le ministère.

Dans les académies de Limoges, Rennes, Caen, Rouen ou Clermont-Ferrand, la situation est aussi «plutôt calme»: aucun lycée n’est, à cette heure, bloqué, même si par endroit, des lycéens sont dans les rues. Ainsi, à Limoges, 1 200 élèves ont manifesté, selon le ministère – et trois ont été interpellés, selon la police.

A Bordeaux, cinq personnes ont été interpellées.

Certains lycéens ont explicitement inscrit leur mobilisation dans le sillage de celle des «gilets jaunes» en revêtant le fameux vêtement, ainsi qu’on peut le voir dans des images de la Provence tournées devant un lycée marseillais.

A Marseille, en fin de matinée, au moins dix établissements étaient bloqués: le lycée Antonin Artaud (XIIIe), le lycée Saint-Charles (Ier), les Remparts (VIIe), Jean Perrin (Xe) Marseilleveyre (VIIIe), Floride (XIVe), Montgrand (VIe), l’Estaque (XVIe), Marie-Curie (Ve) et Victor-Hugo (IIIe). Dans plusieurs cas, les lycéens sont sortis des établissements pour bloquer les rues.

A Dijon, plusieurs centaines de lycéens ont bloqué le lycée Hippolyte-Fontaine, aux cris de «Macron démission !»

Jean-Michel Blanquer, comme la plupart des membres du gouvernement, avait annulé ses déplacements ce lundi, notamment pour ne pas mobiliser de forces de l’ordre vu le contexte.

Invité de LCI à la mi-journée, le ministre de l'Education nationale a tenté de minimiser ce mouvement en rappelant qu'il y a 4 000 lycées sur le territoire. Selon lui, les blocages sont rendus possibles par «une toute petite minorité qui en bloquant l’entrée réussit à créer du désordre».

Le ministre semble également exclure la possibilité d'une «contagion» du mouvement des «gilets jaunes» vers les lycéens : «La réforme du lycée a été faite après la consultation de 40 000 lycéens. Il n’y a pas de raison rationnelle pour que la contestation des gilets jaunes ait un impact sur les lycées.» Ce matin, les lycéens protestent notamment contre les réformes du lycée, du bac et Parcoursup.

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