ART - CULTURE - The Survival of the Fattest


Sur la sculpture, il y a une inscription qui dit: « Je suis assis sur le dos d’un homme, il s’enfonce sous le fardeau, je ferais n’importe quoi pour l’aider, sauf descendre de son dos. »

La sculpture en bronze de 3,5 mètres de haut a été faite en 2002 et représente une énorme femme blanche, assise sur les épaules d’un Africain affamé. La personne tient une balance comme symbole de justice, mais ses yeux sont fermés montrant que la justice dégénère en injustice et en refus de voir l’injustice qui saute aux yeux.

La sculpture s’adresse à l’Occident et aux nations enrichies du monde, et met en relief le thème de l’obésité qui connote la consommation excessive des Occidentaux alors que les habitants du tiers-monde qu’ils pillent meurent de faim. En raison de l’accaparement léonin des ressources du tiers-monde, la plupart des gens dans les pays occidentaux vivent confortablement, et oppriment les pauvres au moyen d’un commerce mondial injuste.

Mais son accueil est on ne peut plus mitigé, pris en tenailles entre la réputation internationale de l’artiste et le malaise occidental face à la critique portée par l’œuvre, qui, comme les œuvres de Jens Galschiot, ne donne pas dans la dentelle, et ne tourne pas autour du peau ; son discours nu, direct et frontal heurte le climat de conditionnement et d’auto-conditionnement mensonger dans lequel l’Occident perpètre les crimes les plus barbares dans le monde tout en se racontant à lui-même et au monde un conte de fée sur ses bonnes intentions et ses prétendues valeurs humaines universelles.

#societe #culture

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