FRANCE - Son appel provoque les moqueries du SAMU, la jeune femme décède peu après


Une enquête administrative a été ouverte à Strasbourg début mai après la mort d'une jeune femme de 22 ans. Le Samu n'avait pas pris son appel de détresse au sérieux.

L'enregistrement fait polémique. Nous sommes le 29 décembre 2017 quand Naomi Musenga, une Strasbourgeoise de 22 ans, mère d'une petite fille, appelle le SAMU 67 en se plaignant de fortes douleurs au ventre. Sauf que le service de prise en charge n'a pas la réaction attendue. Sa famille a obtenu l'enregistrement de la conversation et l'a publié sur le site Hebdi.

cloé qui glisse@gruselle1

Prise de très fortes douleurs, Naomi, à bout de force appelle le SAMU de Strasbourg et explique qu'elle va mourir Les opératrices du SAMU rient, se moquent et refusent la demande d'assistance La jeune maman décèdera ds l'après-midi!

"Oui, allô! - Allô… Aidez-moi, madame… - Oui, qu’est-ce qui se passe ? - Aidez-moi… - Bon, si vous ne me dites pas ce qu’il se passe, je raccroche… - Madame, j’ai très mal… - Oui ben, vous appelez un médecin, hein, d’accord? Voilà, vous appelez SOS médecins. - Je peux pas. - Vous pouvez pas? Ah non, vous pouvez appelez les pompiers, mais vous ne pouvez pas… - Je vais mourir. - Oui, vous allez mourir, certainement, un jour, comme tout le monde. Vous appelez SOS médecins, c’est 03 88 75 75 75, d’accord? - S’il vous plaît, aidez-moi madame… - Je peux pas vous aider, je ne sais pas ce que vous avez. - J’ai très mal, j’ai très très mal. - Et où? - J’ai très mal au ventre (…) et mal partout. - Oui, ben, vous appelez SOS médecins au 03 88 75 75 75, voilà, ça je ne peux pas le faire à votre place. 03 88 75 75 75. Qu’un médecin vous voit, ou sinon vous appelez votre médecin traitant, d’accord? - D’accord [difficilement audible]. - Au revoir."

Lorsque les secours prennent en charge Naomi Musenga, elle est encore consciente. Transportée au Nouvel hôpital civil (NHC) de Strasbourg pour passer un scanner, elle fait deux arrêts cardiaques et est transférée en réanimation. À 17h30, la jeune femme décède.

Pratiquée cinq jours plus tard, l'autopsie révélera que la jeune femme est morte de "défaillance multiviscérale sur choc hémorragique".

Une enquête administrative a été ouverte le 3 mai. Une enquête devrait également être ouverte par le parquet de Strasbourg pour déterminer si une intervention plus rapide du SAMU aurait pu la sauver.

Dans une interview au Parisien, le syndicaliste urgentiste Patrick Pelloux a demandé une réforme profonde du fonctionnement du Samu, ainsi que plus de moyens pour que cette situation "effroyable" ne se reproduise plus.

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#societe #santé

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