FRANCE - PEDOPHILIE : LE PARQUET VEUT CLASSER SANS SUITE L'AFFAIRE DU PETIT GARÇON DE 4 ANS A MO


La nouvelle était tombée après la marche de mobilisation du lundi 4 juillet 2016 à Montreuil qui appelait à la Justice pour le petit garçon de 4 ans ayant subi une agression sexuelle en milieu périscolaire à l’école maternelle Jules Ferry à Montreuil dans le courant du mois de juin de cette année. Quand la marche était arrivée à son point final à la mairie de Montreuil, un officier de police était venu verbalement informer les parents de la victime que le parquet en charge du dossier décidait de classer l’affaire sans suite.

Mais la mobilisation ne s’arrête pas elle se poursuit, avec comme prochaine date ce vendredi 8 juillet à 14h30 à la mairie de Montreuil, d’autant que l’affaire s’étoffe d’un autre cas similaire dans la même école maternelle.

RETOUR SUR LA MOBILISATION DU 4 JUILLET 2016

Ce lundi 4 juillet 2016 un appel à rassemblement pour une marche avait été lancé par le mouvement UDC (Unité Dignité Courage) et par l'ensemble des personnes soutenant la famille de la victime pour demander « Justice » et la fin de l'impunité pour le responsable du crime commis sur un petit garçon afro-descendant dans la ville de Montreuil.

Pour rappel des faits un enfant de 4 ans dont la famille s'est installé depuis peu dans la ville de Montreuil en Seine Saint Denis, a été victime d'agression sexuelle dans le centre de loisir qu’il fréquente et qui est rattaché à l'école maternelle de Jules Ferry située à la rue Parmentier dans le courant du mois de juin de cette année 2016.

Un objet qui a été présenté à l'enfant comme un jouet lui a été introduit à plusieurs reprises et avec vigueur dans les fesses lui occasionnant de graves blessures et une MST, un herpès attrapé au passage. D'autres enfants et un adule étaient présent au moment des faits.

Le petit garçon abusé avait des blessures qui lui faisant horriblement souffrir au point qu'il ne pouvait pas s'asseoir. Quand sa maman a découvert l'état du postérieur de son enfant au moment du bain les parents, n'ont pas attendu, ils ont vu aussi à cette occasion que dans le slip de leur enfant il y avait des traces de sécrétions blanches.

Les parents se sont efforcés de faire les choses comme il fallait d'abord en l'emmenant voir un médecin, puis s'en est suivi un véritable parcours du combattant pour la famille, passant de médecin en médecin, de l'hôpital Trousseau à l'hôpital Régis Debré, avant de pouvoir enfin arriver à l'hôpital médico-légal Jean Verdier à Bondy où ils ont été reçu froidement. Le personnel de cet hôpital ayant plus été occupé à raconter aux parents que leur enfant n’avait rien de grave, qu’il était constipé plutôt que de faire les examens requis et poser leur diagnostic ensuite.

Ensuite les parents ont pensé qu'il aurait été simple, au vu de la gravité des faits que la mairie de Montreuil en charge également du personnel périscolaire de la ville prendrait les mesures adéquates pour protéger les enfants.

Visiblement cela n’a pas été le cas, la mairie et son édile Patrice Bessac, la directrice de l'école, le directeur du centre de loisir, les services hiérarchiques de l'éducation nationale se sont employés à ouvrir leur parapluie de protection.

Pourquoi ?

Et alors que l'enquête était en cours, ils ont affirmé que l'enfant victime d'acte pédophile n'était pas une victime et que le problème de l'enfant était « une infection prolongée » (sic) !

Pour sa part la fédération de parents d’élèves de la FCPE Montreuil qui s’est abstenue de toute rencontre avec la famille de la victime s’est fendue le vendredi 1er juillet d’un communiqué pour le moins sidérant. Un communiqué sans un mot de considération pour le petit garçon et sa famille, niant toute agression commise sur l’enfant victime, déclarant en substance que tout va bien dans cette école et son centre de loisir et qu’il n’y a aucune raison de s’inquiéter !

En ayant appris cela, durant plusieurs jours à compter du jeudi 23 juin il y a eu une mobilisation du collectif panafricain le M-UDC, ainsi que de plusieurs personnes très touchées par l'horreur des faits qui sont venus à Montreuil soutenir la famille.

Ils ont fait des présences de sensibilisation devant l'école Jules Ferry ainsi que devant la mairie de Montreuil qui usant de mutisme, d’indélicatesse et de manque de respect à l’égard de la famille a suscité la mobilisation qu’il y a eu ce lundi 4 juillet 2106.

Rendez-vous avait été donné au croisement de la rue Parmentier et de la rue Jules Ferry à Montreuil, métro croix de chaveaux pour 14h30.

Bien avant l'heure dite plusieurs personnes ont commencé à affluer au lieu de rendez-vous, certains venaient de la ville de Montreuil, il y avait plusieurs parents avec leurs enfants, il y avait aussi des gens venus de toute la région parisienne, de l'Aisne et même de beaucoup plus loin encore dans la France.

Les personnes ayant répondu à l’appel de mobilisation étaient de part et d'autre d'un côté d'un coté de rue, une partie devant le centre des impôts, l’autre partie devant le café bar. En face quelques policiers présents en position d’attente.

Les discussions des uns et des autres tournaient essentiellement autour de ce qui s’est passé, des mamans de la ville se posaient la question quant à savoir si leurs enfants avaient été en sécurité, avec la hantise du pire.

Puis une maman a pris à partie des représentantes de NOFI car elle ne voulait surtout pas être prise en photo, leur présence a généré une crispation car quelques heures avant le rassemblement ce média avait publié sur son site des certificats médicaux qui sont des éléments du dossier, livrant ainsi en pâture le nom, le prénom et les éléments principaux de l’identité de la victime. Et cela visiblement sans l'accord de la famille, créant de fait une mise danger pour le petit garçon alors que l'identité du violeur n'est toujours pas divulguée, Il leur a été demandé de respecter la famille. Cette publication a depuis été retirée de leur site dans la journée de mardi 5 juillet.

La venue d'une personne du journal Amina a aussi déplu à plusieurs personnes qui pour la dignité de la famille et le respect de la cause ont gardé pour elles leur désapprobation.

Africana Network qui a été le premier média à publier l'affaire était présent également.

D'autres représentant de médias avait fait aussi le déplacement, dont Reporter citoyen qui est le média alternatif d’un collectif de jeunes motivés et au taquet, et BuzzFeed un web-média spécialiste du buzz viral ayant été fondé à New-York en 2006 par Jonah Peretti, l'un des cofondateurs du Huffington Post.

Quand la voiture avec la sono est arrivée, Mwazulu Diyabanza du M-UDC a pris le micro, il a alors lancé le top départ de la mobilisation ce qui a fait les policiers présents se mettre en faction tout de suite pour faire barrage et le blocage d'une rue adjacente.

Qu'à cela ne tienne la rue allant dans la direction de l'école a été prise par les manifestants au mot de « Pas d'abus sexuels sur nos enfants !», et « Fermez Jules Ferry !».

En arrivant au niveau de l'école maternelle Jules Ferry, au croisement de la rue Parmentier il y a eu une longue halte avec des prises de paroles.

Le papa, a osé s'exprimer de façon poignante, il a raconté aux habitants du quartier ce qui est arrivé à son petit garçon. Un cercle a été fait autour de lui quand il parlait.

La marche s'est ensuite poursuivie en direction du métro croix chaveau, lieu de forte affluence à Montreuil et surtout à cette heure. Le long du parcours des gens ont rejoint le cortège au fur et à mesure jusqu'à la mairie, où attendait une ligne de policiers qui bloquaient l’accès de l’entrée de la mairie.

Sur le devant de la mairie d'autres prises de paroles se sont succédés au micro ouvert à tous, les manifestants ont scandé plusieurs fois « Fermez Jules Ferry » et crié « Démission!» en regardant les fenêtres des bureaux de la mairie.

La foule a grossie un peu plus, des montreuillois et montreuilloises se sont arrêtés un bon moment pour écouter ce qui se disait, Ils ont été effarés d'entendre que de telles choses se passent dans leur ville et ils ont été consternés de voir que leur maire ne descendait même pas de son bureau pour venir parler avec la famille,

Une habitante de la ville excédée à un moment a crié en pointant le doigt vers une fenêtre :

« Ah bon ! C'est comme cela que cela se passe maintenant à Montreuil ? Le maire ne vient même pas, et se planque ! Et bien on va voir ce que l'on va voir » !

Puis coup de tonnerre !

C'est alors qu'un officier de police est venu dire au papa que le parquet en charge du dossier avait pris la décision de classer l'affaire sans suite !

En l'apprenant le papa a cru devenir fou, la maman a manqué de défaillir, le coup porté a été rude !

La colère légitime est montée chez le papa mais aussi chez les personnes du comité de soutien à la famille qui étaient avec lui à cet instant là ce qui peut largement se comprendre.

C’est dans ce moment de grand désarroi que des policiers ont arrosé de gaz lacrymogène corrosif le père de la victime de 4 ans d’abus sexuel !

Ils ont sans la moindre vergogne, réprimé le papa d'un petit garçon victime d'agression sexuelle dont l’auteur est pour l’heure protégé, puisque selon cet officier de police la justice ne veut pas rendre justice, préférant opter pour l’impunité et laisser ainsi le prédateur en liberté.

C’est alors que dans un acte d'une bravoure que seule une mère est capable d'avoir, la maman du petit garçon a pris le micro, elle a prononcé des mots à vous arracher les tripes venus de son cœur, tant ils étaient empreint d'émotions fortes et baignés de larmes.

Elle a raconté le mépris de la ville depuis le début, le mépris du maire, le mépris des institutions scolaires, elle a raconté comment et à quel point son petit garçon est mal et va très mal depuis son agression. Elle a également lancé un appel aux autres parents dont les enfants ont eux aussi été victimes à sortir du silence, elle leur a dit :

« Je vous attends, venez ! On a pas à avoir de honte, on n’a pas à se cacher pour ce genre de chose qui nous arrive ! Mon enfant n'a pas à avoir honte, il n'aura pas honte! Il sera fier de moi sa maman, fier de nous tous, de ce que l'on fait là pour lui, On n’a pas à se cacher ! ».

Au fur et à mesure qu'en maman courage elle parlait, plusieurs personnes, hommes et femmes ont fondus en larmes car il était difficilement soutenable de rester de marbre dans ce moment de grande émotion.

Aussi si ce 4 juillet 2016 a été marqué du sceau de l'étouffoir des institutions peu enclines à mettre un agresseur ayant abusé sexuellement d'un petit garçon sous les verrous et le mettre hors d'état de nuire à d'autres enfants, il a aussi été marqué par la résistance exemplaire d'une mère et d'un père qui ne se laissent pas mettre au tapis au nom de leur enfant.

L’affaire est depuis reprise par la presse meanstream (Libération, L’Express..) qui elle semble faire campagne à charge contre le petit garçon, à charge contre sa famille, à charge aussi contre le M-UDC et l’ensemble des personnes qui se mobilisent pour soutenir la famille sur le terrain.

Ils parlent de « rumeur qui empoisonne la ville de Montreuil » et d’une famille qui « se dit persuadée que son fils de 3 ans a été victime d'un viol dans une école maternelle » (Sic !) avec un parti pris semblant se calquer sur la position de la mairie de Montreuil, des institutions de la ville et du communiqué de la FCPE, cela sans même se donner la peine de pousser un peu plus loin, au vu de leurs capacités de moyens, une investigation approfondie comme lors de l’affaire du petit Gregory par exemple.

Et cela sachant que selon les statistiques officielles publiées par le Huffington Post en septembre 2008 qu’il y a 5500 cas d’enfants victimes d’abus sexuels par an en France, ce qui n’est pas rien !

Alors peu importe la décision du parquet à vouloir classer l’affaire sans suite cela ne suffit pas à démotiver les parents et ceux qui les soutiennent car l’affaire s’étoffe désormais d’un autres cas similaire survenu dans la même école selon une vidéo mise en ligne sur la page du M-UDC ce mercredi 6 juillet 2016.

Une maman y témoignant à visage couvert pour préserver son identité et celle de son enfant, fait part du fait que son fils de 3 et demi au moment des faits en 2009 a lui aussi été abusé dans la même école maternelle Jules Ferry.

Tout comme le cas actuel, quand la maman du petit garçon lui aussi afro-descendant, de 3 ans et demi a constaté l’état du postérieur de son enfant et les marques d’agression, avec son époux ils ont agi. Ils ont été conduits au commissariat de Bobigny qui les ont orientés vers le même hôpital médico-légal Jean Verdier.

Là aussi ils ont été confrontés au mépris du personnel qui ont voulu bâcler les examens en moins de 5 minutes, il a fallu l’insistance de la famille pour que d’autres analyses soient faites. Ensuite les parents sont retournés à la brigade des mineures où ils ont été mis à rude épreuve. Ils ont eu le sentiment d’une négation du statut de victime de leur enfant, bien que leur enfant n’ait jamais changé sa version lors de son audition. Ils ont été traité de « sauvages » et leur a été demandé si la famille se croyait « à la cité». Leur affaire a été classé sans suite au bout d’une semaine, cette famille qui était isolée à l’époque, à qui le sentiment de honte avait été distillé dont l’enfant de 11 ans est bousillé, aujourd’hui sort de son silence et soutient la famille du petit garçon de 4 ans ayant été abusé au mois de juin dernier.

Fait important attestant que les parents de la victime actuelle désirent faire les choses dans le respect des procédures ils se sont actuellement entourés d’un collectif d’avocats qui se chargera de la suite et qui veilleront à ce que désormais à ce que plus aucune publication diffamante ne soit faite comme cela a été le cas précédemment à l’encontre de leur clients.

Emmanuelle Bramban pour Africana Network

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