TANZANIE - NUMÉRIQUE : Nadeem Juma, l’étoile du Kilimandjaro


Il est né sur les bords du lac Tanganyika et son esprit fertile a tôt fait de le hisser au rang des entrepreneurs les plus brillants de l’Afrique. Nadeem Juma est un Tanzanien qui travaille depuis son jeune âge, à faire de sa nation un hub technologique. Retour sur le parcours d’un serial entrepreneur.

C’est à l’âge de 19 ans que ce descendant d’indiens, fait ses premières armes dans l’entreprenariat en co-fondant avec ses frères, la Dar es Salam International Academy. Une école dont le but est de donner une éducation de qualité à la classe moyenne du pays.

« La Tanzanie a une classe moyenne émergente comme le reste de l’Afrique, mais dans mon pays, il y a avait très peu d’école qui offrait une éducation de qualité à un tarif abordable. Et cela était un obstacle pour ceux qui voulaient étudier ici. Beaucoup d’entre eux allaient étudier au Kenya ou même en Afrique du Sud et au Swaziland. » explique-t-il.

Cette école devient en quelques années l’un des plus prestigieux établissements du pays.

Après cette entrée fracassante dans le monde de l’entreprenariat, le jeune Nadeem ne va plus jamais s’arrêter. En 2004, il lance, en s'associant à ses frères, E-Fulusi Afrique, une société de recherche et de développement axée sur le paiement mobile.

L’entreprise devient la première plate-forme de services bancaires mobiles dans le pays.

Quelques années plus tard, il co-fonde AIM Group, une agence de médias qui travaille actuellement avec 10 grandes marques Tanzanienne.

Il s’est aussi fait inviter dans le conseil d’administration de diverses organisations à la pointe de la technologie et de la prestation de service sur le continent africain.

Malgré sa réussite dans le monde de l’entreprenariat, Juma, demeure encore peu satisfait à cause du retard technologique de son pays par rapport au Kenya.

Dans l’ombre du pays des guerriers masaï

En effet, la Tanzanie reste technologiquement distancée par le Kenya. Le pays d’Uhuru Kenyatta attire plus d’investissement, plus d’argent. Les sociétés comme IBM s’y sont installées à travers IBM Research Afrique, le premier laboratoire de recherches commercial sur le continent.

Malgré le retard technologique de son pays par rapport au voisin Kenyan, le jeune entrepreneur pense que la Tanzanie dispose tout de même d’assez de ressources pour devenir le second hub technologique de la région.

« Il y a un changement majeur qui se passe en Tanzanie. Le grand nombre de diplômés universitaires provient des filières TIC. Des espaces d’innovations se créent et les développeurs se retrouvent dans un cadre approprié pour créer des applications. C’est vrai que nous devons faire plus d’efforts pour améliorer la qualité, mais on y arrivera » espère-t-il.

Il pense aussi que les tanzaniens doivent rapidement prendre exemple sur les kényans en faisant plus confiance aux innovateurs locaux.

« Dans le pays voisin, les acheteurs ont commencé par avoir foi aux capacités locales. De plus, nous devons suffisamment communiquer pour faire connaitre nos réalisations qu’elles soient grandes ou petites. C’est ce que fait nos voisins Kényan».

Son espoir de voir la Tanzanie se positionner comme le second hub technologique de la région ne sera peut-être pas déçu puisqu’il est devenu un modèle pour les jeunes entrepreneurs tanzaniens qui s’inspire de sa carrière exceptionnelle.

Il ne serait donc pas surprenant de constater dans les prochaines années, l’émergence d’une classe de millionnaire du numérique dans le pays.

Rufin PATINVOH pour Africana Network

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