GUADELOUPE - MUSIQUE : Terre de Blues : plus qu’un festival, une véritable expérience


Terre de blues…Toute personne qui vient en Guadeloupe ou qui y vit, ne peut échapper, la période de Pentecôte approchant, au Festival de Marie-Galante, Terre de Blues. Télévision, radio, journaux, Internet…L’île s’est préparée à vibrer au rythme de ces quatre jours de festival. Retour sur l’une des journées phares du festival, le dimanche. Immersion…

De prime abord. Se rendre à Terre de blues est, pour le néophyte, un vrai parcours de combattant : achat du billet de bateau, location, voiture, tickets pour les concerts…Pour autant, niveau organisation, avec un bon réseau et un brin de chance, même à la dernière minute il y a toujours moyen de trouver une place afin de profiter de l’événement. Après un voyage en bateau, où les malades en transport verront cela comme l’effort avant le réconfort, le festival s’offre enfin. Et pour peu que le soleil soit de la partie, c’est fiesta assurée !

Débarquement, le matin, après-midi ou le soir selon vos disponibilités. Ce dimanche 15 mai, le festival a accueilli les voyageurs avec un soleil radieux. Marie-Galante semblait échapper aux épisodes pluvieux qui touchaient la Guadeloupe continentale depuis plusieurs jours et c’est avec un plaisir non dissimulé que la découverte du festival peut commencer. Des arcs « Terre de blues » postés à la sortie de la gare maritime montrent bien que l’île vit cet événement à son paroxysme et que dès les pieds posés sur le quai, ce n’est plus un touriste ou un résident qui a débarqué mais un festivalier prêt pour une immersion totale.

9 heures : pour les festivaliers pas trop fatigués par leur concert de la star jamaïcaine Konshens qui a visiblement enflammé la scène de Murat et fait quelques festivalières casser leur voix en hurlements de groupies, un petit tour près du jardin de la communauté des communes de Marie-Galante réserve des rencontres inattendus. Prévu sur la scène de l’habitation Murat, Lokua Kanza, guitare à la main, gratte les cordes et fredonne avec plaisir. Ses choristes et musiciens se laissent embarquer par le mouvement. Si le réflexe du téléphone vite dégainé semble être de mise, l’instant si intimiste impose plutôt de vivre le moment. Et en deux secondes c’est tout le Congo, toute la musicalité de l’artiste qui établit ses quartiers dans les jardins du bâtiment de la collectivité. L’instant dure bien une demie-heure. Au gré des allers et venus des passants qui s’arrêtent pour un autographe ou regardent de loin de peur de briser la magie.

Mais la magie ne s’arrête pas là. Dans le cœur de la commune de Grand-Bourg, le village du festival a recréé une vraie atmosphère Antan lontan. La « vwa chari » étant le thème décliné cette année, aussi bien dans le décor du village que dans la programmation, l’ambiance de l’époque sucrière est partout sur l’île. Chez les commerçants ayant leur stand mais également sur la scène du festival off, l’ambiance transforme le festival en véritable enclave, enclave de tranquillité. La grande galette, cadre agréable pour Terre de Blues. Marie-Galante impose son rythme au festival. C’est ainsi qu’en se promenant dans les rues, nul ne s’étonne pas de voir des scènes si typiques de ces petits territoires où les gens ont un si grand cœur. Le rhum coule comme de l’eau et les touristes aux joues rosies par l’expérience du ti punch interdit déambulent en toute sécurité sans que quiconque ne pensent à mal.

En attendant les concerts du soir à l’Habitation Murat, l’animateur invite chacun à déguster les plats et s’imprégner du savoir-faire gastronomique de l’île dans une ambiance des plus détendues, musique poussée au maximum. Et là, à la terrasse d’un restaurant, on comprend que le blues à encore toute sa place au festival. Une inconnue en pleine répétition, sur la scène du festival envoûte le public avec sa voix.

L’esprit du blues encore bien vivant a fait frissonner toute l’assistance qui s’empresse à coup de « bissé » et autre « une autre« , réclame une nouvelle chanson à la jeune fille qui s’en ira malgré tout. Instant fugace qui amène à délaisser pour un temps l’ambiance du festival pour aller sur une des plages avant le grand concert tant attendu…

source: mediaphore

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