MUSIQUE : La diva béninoise Angélique Kidjo en 10 citations


Lors de la 58e cérémonie des Grammy Awards, la chanteuse béninoise Angélique Kidjo, à l’état civil Angélique Kpasseloko Hinto Hounsinou Kandjo Manta Zogbin Kidjo, a gagné pour la 3e fois le Grammy du meilleur album de musique du monde. Elle remporte ce titre pour la deuxième année de suite avec « Sings », une compilation de chansons qu’elle a interprétées avec l’orchestre philharmonique du Luxembourg. Panafricaniste, pacifiste et hyperactive dans le domaine caritatif, la chanteuse béninoise ne laisse personne indifférent. Elle est d’ailleurs la première femme figurant dans le classement, des 40 personnalités africaines les plus influentes, publié par le magazine Forbes.

Les femmes sont la colonne vertébrale de l’Afrique. Cliquer Pour Tweeter

Angélique Kidjo est une femme de paix. Il n’y a alors rien d’étonnant que la chanteuse béninoise choisisse de faire de sa musique un vecteur de paix.

Je travaille avec tous ceux qui pensent que la musique est l’arme de la paix. Pour moi, la musique est avant tout la seule forme d’art qui lie tout le monde.

Elle tient à l’identité africaine de sa musique à travers laquelle elle valorise la culture du continent. Alors quand certains critiques européens lui reprochent de ne pas faire de musique africaine authentique, elle se fend d’un simple :

Qui sont-ils pour me dire ce qui est africain ou pas ?

La diva béninoise pense que chaque Africain a le devoir de s’approprier son histoire car la laisser être racontée par les étrangers, c’est également leur laisser le droit de donner une image au continent.

Il faut maîtriser son image et son histoire. Parce que le problème que nous avons en Afrique, c’est que notre histoire est racontée par les gens qui nous ont colonisés, qui nous ont réduits en esclavage.

En 2002, Angélique Kidjo est nommée « Ambassadrice itinérante de l’UNICEF » pour défendre la cause des enfants. Il faut dire que l’altruisme fait partie des valeurs importantes pour la chanteuse.

La musique est avant tout la seule forme d'art qui lie tout le monde. Cliquer Pour Tweeter

Quand on grandit en Afrique, on apprend qu’aider son prochain n’est pas seulement un devoir, c’est une nécessité, et puis de toute façon, quand on fait de la musique, on est forcément la voix d’autres personnes qui ne peuvent pas raconter leur histoire.

Pour Angélique Kidjo, l’Afrique est totalement à l’opposé du tableau aux couleurs de guerre, d’archaïsme et de pauvreté, qui subsiste dans la mémoire collective.

L’Afrique, ce n’est pas seulement les maladies. L’Afrique monte, l’Afrique est positive, l’Afrique est joyeuse. On a besoin que les gens nous voient à travers notre résilience, notre beauté et notre intelligence à prendre notre vie en main.

La question de l’égalité des sexes est très importante pour elle. Elle pense que l’on devrait inculquer cette notion fondamentale aux Africains.

En Afrique, il faut apprendre aux enfants, à l’école, l’égalité des sexes… que cela fasse partie des programmes d’éducation. Sans la femme, il n’y a pas l’homme. Sans la femme, il n’y a pas l’humanité. Les femmes sont la colonne vertébrale de l’Afrique.

Angélique Kidjo s’inquiète pour la jeunesse africaine. Elle pense que si ses problèmes ne sont pas pris en compte, elle peut devenir un foyer potentiel de tension sur le continent, mais que les répercussions de sa révolte pourraient toucher le monde entier.

En 2050, nous serons 2 milliards et 60% de la population sera âgée de moins de 19 ans. La jeunesse africaine constitue une bombe à retardement. Et si on n’a pas du travail à lui donner, ça va aller mal.

Engagée dans la lutte pour la liberté sous toutes ses formes, elle mène également une lutte contre l’homophobie.

Ce qui me choque, ce qui me met en colère, c’est que des gens répandent la haine au nom de la religion. Quand vous dites à quelqu’un qu’il faut le tuer parce qu’il est homosexuel, vous ne prêchez pas Dieu, vous prêchez le mal.

Elle voue littéralement un culte à Miriam Makéba qu’elle considère presque comme un membre de sa famille.

Miriam Makeba, mon idole, ma mère musicale. Elle a été la première (star africaine, ndlr) à me recevoir chez elle, en 1996. Elle m’a reçu comme sa fille. Elle m’a tellement fait manger que je ne pouvais plus bouger.

Quand on l’interroge sur ses futurs projets, son prochain album, elle dit ne rien vouloir précipiter.

Je veux le faire parce que c’est en phase avec mes tripes et mon cœur, quand je serai prête ça sortira

Aujourd’hui, celle que le Daily Telegraph considère comme la « reine incontestée de la musique Africaine » désire s’impliquer dans d’autres domaines que la musique et les œuvres caritatives. Son Crystal Award reçu en 2015 au World Economic Forum à Davos en Suisse pour son implication dans le domaine de l’éducation donne quelques indications sur les nouvelles destinations que pourrait privilégier la diva béninoise.

#REGARDSDEFEMMES

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