SEYCHELLES - DROITS : « Des progrès significatifs » réalisés en matière de droits de l'homme aux


« Les Seychelles ont fait des progrès significatifs depuis 2011 sur leurs résultats en matière de droits de l'homme, » a déclaré le Secrétaire d'Etat de la nation insulaire.

Victoria, Seychelles.

Lors du deuxième examen des Seychelles appelé l'Examen périodique universel (EPU), qui a eu lieu lundi dernier à Genève, en Suisse, Barry Faure s’est exprimé sur la situation des droits des droits de l’homme aux Seychelles.

L'Examen périodique universel est un mécanisme unique durant lequel les Etats membres de l'Organisation des Nations Unies expliquent les mesures qui ont été prises pour traiter des droits de l'homme et remplir leurs obligations dans leurs pays respectifs. Il est effectué tous les quatre ans et demi.

L'examen des Seychelles s’est basé sur des rapports provenant du gouvernement, de groupes et d’intervenants indépendants sur les droits de l’homme.

Dora Zatte, la Présidente de la Commission nationale des droits de l’Homme aux Seychelles, créée en Mars 2014, a déclaré à la SNA qu’il n'y avait pas eu de rapport impliquant de violation majeure des droits de l'homme aux Seychelles depuis la création de la Commission. Zatte dirige également le bureau de l'Ombudsman où des violations sont signalées.

« La situation des droits de l’homme est assez satisfaisante, mais il subsiste des problèmes mineurs qui peuvent être résolus. Il n'y a pas de violation flagrante, » a déclaré Zatte.

S’adressant à la SNA mercredi, Jules Hoareau, Président de la Plateforme des Seychelles pour l'engagement des citoyens (CEPS) a déclaré que, bien qu'il reconnaisse que beaucoup d'efforts aient été réalisés, il y a davantage de violations des droits de l’homme que ce qui est officiellement signalé.

« Nous pensons qu'il y a beaucoup plus de violations des droits de l'homme aux Seychelles, le problème c’est que lorsque les gens ne connaissent pas leurs droits fondamentaux ils ne savent pas quand il est violé. C’est la raison pour laquelle nous continuons à dire qu’une éducation doit être donnée pour informer les gens sur leurs droits, » a-t-il dit.

Hoareau affirme que, même avec la mise en place de la Commission locale des droits de l'homme, il n'y a pas suffisamment de soutien et que cela impacte l'efficacité de la Commission.

« Nous n’entendons pas beaucoup parler de la Commission des droits de l'homme et l'organisation de la société civile souhaite une commission active avec des employés payés à temps plein ; un endroit où les personnes lésées puissent se rendre pour déclarer et demander de l’aide à l'égard de violation des droits de l'homme, » a expliqué Hoareau.

La CEPS préconise davantage de sensibilisation sur le thème des droits de l'homme et un mécanisme plus efficace pour détecter les violations et exiger réparation. Le gouvernement est en discussion avec d'autres intervenants sur la mise en place d'une autorité locale des droits de l'homme.

Soixante États ont participé au deuxième examen des Seychelles. Les pays membres ont partagé leurs points de vue et fait des recommandations sur les performances des droits de l’homme du pays.

Les Seychelles suivront les recommandations émises et organiseront des consultations au niveau national. La nation insulaire communiquera sa position lors de la prochaine session du Conseil des droits de l'homme.

Betymie Bonnelame et Séverine Martin.

Source : seychellesnewsagency


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