SOCIAL- GUADELOUPE : Milénis entièrement bloqué par la CGTG


Les militants de la CGTG (Confédération générale du travail de la Guadeloupe) bloquent tous les accès du centre commercial Milénis, aux Abymes, depuis ce mardi matin 10 heures. Un mouvement d'humeur pour protester, notamment, contre « l'alliance du pouvoir judiciaire et des gros patrons », qui fait plus particulièrement suite à l'affaire Despointes dans laquelle le syndicat a été condamné à de lourdes sanctions financières pour diffamation. Ce mardi matin, les boutiques du centre commercial et l'hypermarché ont pu ouvrir normalement. Ce n'est qu'aux environs de 10 heures que les accès au parking et aux magasins ont été bloqués par les syndicalistes. Le personnel et les clients bloqués à l'intérieur ont ensuite été invités à sortir. 24 HEURES RECONDUCTIBLE Par ce mouvement de grève, de 24 heures reconductible, la CGTG entend protester contre « l’alliance totale entre le patronat et le gouvernement, l’alliance du pouvoir judiciaire et des gros patrons (notamment les Békés), toutes les mesures antisociales (l’ANI, la loi Macron, la loi Rebsamen), la remise en cause du code du travail, les salaires impayés, la précarité, les licenciements et la répression anti syndicale ». Se disant « Attaquée de toute part par le patronat », elle dénonce le fait que « les gros patrons, à travers l’affaire Jean et Martin Despointes, veulent faire disparaitre le syndicat ». En avril dernier, la CGTG et deux dirigeants du syndicat de Carrefour Milénis ont été déclarés coupables de diffamation dans une affaire de tract mettant en cause la famille Despointes. En première instance, le syndicat a été condamné à verser aux plaignants plus de 15 300 euros. La cour d’appel a confirmé et aggravé la condamnation. Au total, la CGTG aura à verser quelque 53 000 euros, frais de justice non compris. Les comptes de l'un des militants et du syndicat ont été bloqués , pour une valeur de 15 000 € chacun. Dans le même temps, la CGTG, même si elle conteste la sentence, a demandé un étalement des sommes exigées. Elle a saisi en ce sens le Juge de l’exécution. La décision sera rendue le 10 novembre. Il reste que pour la CGTG, « cette condamnation est inacceptable sur le principe et qu’il est scandaleux qu’une des plus grosses fortunes des Antilles puisse réclamer cette somme ». Elle réaffirme qu’elle « exige l’annulation du paiement de cette condamnation révoltante ».

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